Un mannequin à repasser à l’ESAT Vernet Industriel

En 2008, pour prendre en charge le linge des résidants des foyers Bernard-Fagot et face à une demande croissante des clients, l’atelier blanchisserie de l’ESAT Vernet Industriel a été modernisé et équipé de machines industrielles répondant aux normes d’hygiène et de sécurité les plus récentes.
Dans cet atelier, qui propose un service de pressing pour les particuliers et les entreprises, 11 personnes en situation de handicap, sous la responsabilité de deux monitrices, Chantal et Catherine, assurent l’entretien de plus de 300 kg de linge par jour.

Parmi les articles déposés en blanchisserie, la chemise – une cinquantaine par jour – nécessite beaucoup de manipulations, de temps et de soin.
Pour faciliter le travail et apporter aux clients un repassage parfait de celles-ci, l’ESAT Vernet Industriel vient d’investir dans une machine multifonctions dédiée au repassage de ce vêtement. C’est un mannequin sur lequel on enfile simplement la chemise qui est ensuite gonflé d’air chaud et humide. En quelques minutes, elle est parfaitement défroissée et repassée ; il ne reste plus qu’à l’installer sur un cintre. Auparavant, il fallait en moyenne 20 minutes pour repasser minutieusement une chemise.

1ère opération : repasser le col et les poignées

Chantal, formant Nolwen à l’utilisation de la nouvelle repasseuse

La chemise est gonflée d’air chaud et humide

… et la chemise est repassée !

Au delà du gain de temps apporté par cette machine, c’est surtout une amélioration des conditions de travail pour les personnes en situation de handicap de cet atelier qui ont toutes accueillis avec joie et curiosité ce nouvel outil de travail.

D’une façon générale, la clientèle – particuliers ou entreprises – apprécie le savoir-faire, l’efficacité et le sérieux des personnes en situation de handicap de la blanchisserie.

[alert type= »info »]Cet atelier est ouvert au public : du lundi au jeudi de 8h10 à 12h00 et de 13h15 à 17h10 – le vendredi de 8h00 à 12h10[/alert]

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Une nouvelle maison de retraite quai lutin

Dans les quatre prochaines années, 18 personnes en situation de handicap accueillis au sein des établissements de l’APEI de Saint-Amand-Montrond auront atteint l’âge de la retraite. Les maisons de retraite classiques n’étant pas adaptées à l’accueil de ces personnes, la direction générale, pour répondre à une demande des membres du conseil d’administration, a proposé un projet de maison de retraite à Saint-Amand-Montrond. Cette nouvelle structure pourrait voir le jour à l’horizon 2017.

Estelle Bardelot, journaliste, en parle dans le Berry Républicain du 03 avril 2014 :

Dans cette maison, propriété de l’APEI, seront installées les parties communes de la maison de retraite. Les chambres seront dans l’extension construite dans le jardin attenant la maison.

L’Association de parents d’enfants inadaptés (APEI) de Saint-Amand va construire une maison de retraite quai lutin ? Elle pourra accueillir vingt-cinq résidants.

Maison de retraite avec vue sur le canal de Berry. C’est presque le slogan que pourrait utiliser l’Association de parents d’enfants inadaptés (APEI) pour son futur foyer, qui accueillera des résidants ayant atteint l’âge de la retraite.

La maison de retraite qui constituera le sixième foyer Bernard-Fagot sera construite dans une grande maison aux volets verts, située quai Lutin, juste à proximité du parc Montagnac. Un nouveau foyer pour répondre à la demande : les résidants de l’APEI vieillissent.

« Cinq places,
c’est insuffisant »
« La mission première de l’APEI est l’insertion par le travail des personnes handicapées, indique Christian Denis, le directeur général. Pour les moins autonomes, des foyers ont été créés. Nous en avons cinq, en fonction du degré d’autonomie des résidants. Certains vivent en foyer traditionnel, d’autres dans des maisons ou appartements à Saint-Amand. Ils travaillent chez nous mais rentrent chez eux le soir. Ils sont libres mais sont accompagnés pour certains gestes par des éducateurs qui font un travail de proximité. »
Actuellement, l’APEI héberge, dans ses cinq foyers, cent douze résidants. Parmi eux, seulement cinq retraités. « Nous n’avons que cinq places pour les personnes handicapées qui ont atteint l’âge de la retraite administrative, confie Christian Denis. Ce n’est pas suffisant. »
Jusqu’alors, les résidants arrivant à la retraite devaient quitter les foyers et rejoindre des Marpa ou des maisons de retraite. Un chamboulement pas facile à vivre. « À soixante ans, […] ce n’est pas l’idéal car les résidants sont jeunes par rapport à la population des maisons de retraite. Le type d’accompagnement proposé n’est pas adapté aux résidants qui arrivent de l’APEI, qui peuvent bouger et faire plein de choses. Mais l’association n’a pas d’agrément du conseil général pour héberger les personnes âgées handicapées qui sont en retraite. Cela va poser un problème à court terme. »
Car si les cinq places dont dispose l’APEI pour ses résidants retraités sont principalement occupées par des personnes qui travaillaient à l’établissement et service d’aide par le travail (Esat), où loger les résidants qui, dans les années à venir, vont atteindre l’âge de la retraite ? « Ces cinq places ne sont pas suffisantes. Dans les quatre ans à venir, dix-huit résidants vont être retraités de l’Esat ou des entreprises adaptées. Nous allons avoir des soucis. »
Voilà une dizaine d’années, la création d’une maison de retraite avait déjà été évoquée pour résoudre le problème. « Quand le foyer rue Bernard-Fagot a été envisagé, il comportait la création de vingt-cinq places pour personnes âgées, se souvient Christian Denis. Mais à l’époque, le besoin n’était pas si important donc le projet a été différé. Maintenant, il devient plus que nécessaire. »

Le coût devrait avoisiner les 3,5 millions d’euros
C’est pourquoi le conseil d’administration de l’APEI a demandé à Christian Denis et au Dr Patrick Soldati, médecin psychiatre, de travailler sur le projet de création d’un foyer disposant de vingt-cinq chambres (lire ci-dessous). Selon le directeur général de l’APEI, six à huit postes devraient être créés (éducateurs, veilleurs de nuit…) pour assurer le fonctionnement de ce nouveau foyer.
Quand sortira-t-il de terre ? « La rédaction de l’avant-projet est en cours, indique Christian Denis. Le projet de fonctionnement et le projet architectural sont en cours de finition. Les coûts de construction sont de l’ordre de 3 millions d’euros. Le coût total, aménagement compris, avoisinera les 3,5 millions d’euros. Nous souhaitons que ce projet soit inséré dans le prochain schéma départemental des personnes âgées. Ce nouveau foyer devrait voir le jour en 2017. »

La maison de retraite sera composée d’une extension avec vue sur le canal

Vingt-cinq chambres de 33 mètres carrés

Le chantier de construction de la maison de retraite commencera dans une maison appartenant déjà à l’APEI. Quai lutin, l’association possède une grande bâtisse attenante à une parcelle actuellement protégée des regards par une palissade en bambou. « Nous allons conserver la grande maison, elle sera reliée à un autre bâtiment qui va être construit », explique Christian Denis. Dans celui-ci seront installées vingt-cinq chambres, des T1 d’une surface de 33 mètres carrés chacun, avec une kitchenette, des sanitaires. « Des services comme la balnéo, les soins du corps, le coiffeur… trouveront également leur place, comme toutes les maisons de retraite », ajoute-t-il.
Dans la maison déjà existante, les espaces communs comme la restauration, des salons,… seront installés. Les résidants auront donc vue soit sur le canal de Berry, soit sur les arbres du parc Montagnac. Pour le directeur général de l’APEI, le projet « permet de maintenir à Saint-Amand des gens qui ont toujours vécu là et qui, sans cette structure, seraient obligés d’aller vivre ailleurs. Ici, ils ont toute leur vis sociale, ils font leurs courses, ils ne veulent pas être déracinés, ils veulent pouvoir garder leurs habitudes. »

9e Biennale des Métiers d’Art

La section « Paillage – cannage » de l’entreprise adaptée L’Artisanerie a participé à cette manifestation

Du 28 au 30 mars 2014, dans le cadre des journées européennes des métiers d’art, la « 9e Biennale des Métiers d’Art » organisée par la ville de Saint-Amand-Montrond à la Cité de l’Or fut l’occasion pour les personnes en situation de handicap de l’atelier « Paillage – cannage » de l’entreprise adaptée L’Artisanerie de présenter leur savoir-faire.

Parmi 62 exposants venus de toute la France et aux côtés de souffleurs de verre, de céramistes d’arts, de sculpteurs, de ferronniers d’art et de bijoutiers, … parfois Meilleurs Ouvriers de France, l’atelier « Paillage – Cannage » de L’Artisanerie était présent.

Thierry Vinçon, Maire de Saint-Amand-Montrond et Annie Lallier, conseillère générale, félicitent Bruno Sanglier, moniteur d’atelier

Stéphanie réalise le paillage d’une chaise d’enfant

Cette prestigieuse manifestation, imaginée en 1998 par Serge Vinçon a confirmé son succès avec plus de 7 500 visiteurs qui se sont montrés très intéressés et impressionnés par la qualité des travaux réalisés par les personnes en situation de handicap.

La présence de L’Artisanerie parmi des artisans prestigieux est une belle preuve de leur intégration dans la société.

En savoir plus sur la section « Paillage – Cannage » ►

Bruno Sanglier, Stéphanie et Philippe Mercier, responsable production

Estelle Bardelot, journaliste, en parle dans le Berry Républicain du 30 mars 2014 :

La 9e Biennale des métiers d’art jusqu’à ce soir 19 heures à la Cité de l’or, a rencontré son public.

Hier après-midi, malgré le temps printanier qui aurait pu donner envie aux visiteurs de profiter du grand air, les allées de la Biennale étaient bien fournies. Sur les stands, les soixante-deux exposants ont joué le jeu, expliquant les gestes qu’ils effectuent au quotidien pour donner vie à leurs œuvres. Sur le stand de l’APEI, Guy, en plein rempaillage-cannage d’une chaise pour enfants, a impressionné les promeneurs par sa dextérité et sa patience. Il faut en effet environ une semaine pour rempailler une chaise. Un travail que l’APEI, qui profite de la Biennale pour mieux faire connaître son atelier, effectue pour les privés, sur devis.

Guy au travail