Vernissage de l’exposition de l’atelier dessin et peinture

Les artistes de l’APEI de Saint-Amand-Montrond exposent

Depuis près de 15 ans, l’APEI de Saint-Amand-Montrond a créé un atelier de pratiques artistiques au sein de ses établissements. Aujourd’hui, la quasi totalité des personnes accueillies en foyers ou en établissements de travail, pratiquent au moins une activité à caractère artistique (peinture, musique, théâtre, danse, cirque..).
L’atelier de dessin et de peinture, animé par madame Dominique de Bengy, expose pour notre plus grand plaisir, les œuvres réalisées par les personnes en situation de handicap.
Ces artistes nous démontrent ainsi que la différence reste créatrice, inventive et souvent géniale…

Le Berry Républicain s’en fait l’écho dans son édition du lundi 29 octobre 2012 :

L’APEI expose ses toiles à la Cité de l’Or

Il y avait beaucoup de monde samedi après-midi à la Cité de l’Or pour assister à l’inauguration de l’exposition de tableaux de l’APEI. Une trentaine de toiles, peintes par cinquante-six personnes, sont ainsi à découvrir dans la galerie, influencées en grande partie par des artistes tels de Degas, Gauguin, Matisse ou encore Picasso. Des compositions réalisées avec des techniques aussi diverses que le couteau, l’éponge ou e chiffon. En tout, c’est près d’un an et demi de travail qui trouve droit de regard jusqu’au 11 novembre.


Brigitte Besnard, correspondante, parle de l’atelier peinture dans l’Echo du Berry du 18 au 24 octobre 2012 :

Quand l’art estompe un peu les barrières du handicap

Alexandre Salvi vit à Saint-Loup-des-Chaumes. Tous les deux mois, il participe très activement à l’atelier peinture encadré par Dominique de Bengy à l’APEI.

Alexandre à montré un grand intérêt pour cette exposition

Alexandre Salvi est un jeune homme comme les autres. Ou presque. Simplement, alors que nous avons la chance de pouvoir nous exprimer aisément par le langage des mots, lui, extériorise ses sentiments par son coup de pinceau. Pas dans la création, mais dans l’assemblage de couleurs vives ou pastels, ressort sa joie ou sa tristesse, selon les différents moments de son existence. Un monde auquel nous n’avons accès qu’en partie.

Des joies et des peines qui se traduisent en peinture
Alexandre a 3 mois lorsque ses parents apprennent qu’il est trisomique. Atteint d’une atrophie de la valve du cœur, il est opéré à Paris, successivement à l’âge de 9 mois puis à 11 mois. Débutent de longues périodes d’angoisse pour la famille à qui on apprend qu’il ne survivra pas au-delà de 5 ans. Les années passent, Alexandre est suivi dans un centre spécialisé à Bourges, puis devient adolescent. Il entre à l’APEI de Saint-Amand. Il travaille à la cartonnerie et occasionnellement à l’imprimerie Clerc.
Dès l’âge de 6 ans, Alexandre a montré un grand intérêt pour la peinture. Aujourd’hui âgé de 30 ans, il vit chez ses parents à Saint-Loup-des-Chaumes. «Quand il rentre du travail, il se rend directement dans sa chambre et joue à la Playstation ou au loto », indique sa maman. Mais à l’APEI, un vendredi tous les deux mois, Alexandre exerce son talent. Sous l’œil averti de Dominique de Bengy, artiste peintre encadrante, à l’aide de modèles, il peint toutes sortes de tableaux : animaux, paysages, fleurs, personnages. « J’aime la peinture, la couleur bleue, le rouge, le pastel aussi », glisse Alexandre. « Quand ils sont en peinture, ils refusent même le temps de pause, cela leur permet de s’évader, explique sa mère. C’est dommage qu’ils ne puissent pas peindre que si peu de temps, mais ils sont par groupe de six, une fois par semaine, et ils sont nombreux. Alexandre peut peindre jusqu’à deux tableaux dans une journée. Trop peu de parents viennent les voir travailler, soir par manque de temps, soit parce qu’ils n’habitent pas dans la région. Je suis convaincue qu’ils seraient heureux de montrer ce qu’ils savent faire. Moi j’ai fait le choix d’arrêter de travailler pour m’occuper d’Alexandre. Je vais les voir tous les vendredis et je leur apporte des gâteaux quand c’est leur anniversaire. »
Alexandre a la chance de rentrer chez lui tous les jours et d’être entouré ce qui lui a permis d’évoluer rapidement. « C’est un enfant très affectueux, continue son papa. Mais il ne faut pas trop changer ses habitudes. Il n’aime pas partir du village, cela le déstabilise ».
Quand on rentre dans la chambre d’Alexandre, on y trouve tout ce qu’un adolescent peut affectionner : ordinateur, console de jeu, posters et une impressionnante collection d’écharpes de clubs de football ! A la maison pas question de peindre, il ne veut le faire qu’avec ses camarades. Le dimanche matin, le rituel est incontournable : l’accordéon sur RDB. Après la peinture, une autre grande passion, les rifles : « J’aime le loto et j’y vais pour gagner », confirme Alexandre.
Alexandre a offert à Philippe Moisson, maire de Saint-Loup, un tableau représentant la nouvelle salle des fêtes et la mairie loupiennes, inaugurées récemment. Ce dernier, ému et reconnaissant le talent du jeune homme, a fait accrocher une partie de ses toiles à la salle communale lors de la dernière exposition organisée par le Centre de la Presse. Le 27 octobre, à la Cité de l’Or, les tableaux des résidants de l’APEI seront présentés au public. Les meilleures toiles partiront ensuite en région parisienne.

Transparence : nouveau numéro du journal de l’association

Le n°15 du journal Transparence est paru

Ce numéro, tiré à 65 000 exemplaires sur papier recyclé, est destiné principalement à informer les parents et nos clients de la vie de l’association et de ses établissements.
Sont abordés dans cette édition :

– econatur : une marque pour protéger l’environnement
– la question « Qu’est-ce que la théorie cognitive ?
– les portraits de deux moniteurs d’atelier
– l’interview de 2 clients : Eurovia et Roure Automobiles
– et comme dans chaque numéro, la vie de l’association au fil des mois

Nous espérons que vous aurez autant de plaisir à lire ce numéro que nous avons eu à le rédiger.

Pour en savoir plus ►

Semaine pour l’emploi des personnes handicapées

Suite…

Jeudi 15 novembre 2012, l’entreprise adaptée L’Artisanerie a accueilli plus de deux cents visiteurs dont une trentaine de chefs d’entreprise.
Tous se sont montrés très intéressés et ont été étonnés par la qualité du travail, le sérieux et la motivation des personnes en situation de handicap avec qui ils ont pu échangés lors de la visite.
Cette journée portes ouvertes démontre bien que les entreprises adaptées sont des lieux d’insertion par le travail, irremplaçables, pour des personnes qui ne pourraient pas occuper durablement un emploi dans le milieu ordinaire.

Valérie Mazerolle, journaliste, en parle dans le Berry Républicain du 14 novembre 2012 :

Les visages de L’Artisanerie

Rémi Egrot et Marcel Morin travaillent en binôme dans la section expéditions

Depuis plus de trente ans, Rémi et Marcel partagent leur espace de travail à L’Artisanerie. Employés à la section expéditions de l’entreprise adaptée, ils recevront, comme leurs collègues, les visiteurs demain.

Ils gagnent le Smic ou un peu plus, travaillent trente-cinq heures, ont droit à des tickets restaurant, sont parfois syndiqués. Bref, ils partagent le même quotidien que des millions de salariés en France. Ils ont juste un petit truc en plus : des difficultés – plus ou moins lourdes – à s’insérer dans des entreprises dites de milieu ordinaire. Difficultés reconnues par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Rémi Egrot et Marcel Morin font partie des vingt et un employés du secteur expéditions de L’Artisanerie, une des deux entreprises adaptées de l’APEI (association de parents d’enfants inadaptés).
Chaque jour, ils prennent en charge des dizaines de bons de commande (mille cent par semaine). Préparent les marchandises produites et/ou conditionnées par les collègues et les expédient. Le tout étant géré par informatique.
« Les bonnes qualités pour ce métier ? Patience et concentration. Il ne s’agit pas d’avoir la tête ailleurs », confie Marcel, employé dans l’entreprise adaptée depuis plus de trente ans. A ses côtés, il y a un autre ancien de L’Artisanerie : Rémi. Il est l’autre partie du binôme et l’ami.

Demain, dans le cadre de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées, ils seront des visages que les chefs d’entreprises partenaires de l’APEI et le public croiseront dans le cadre des portes ouvertes de l’établissement, c’est certain. Appliqués, concentrés, mais avec le sourire. Du côtés des visiteurs, il s’agira de parcourir les ateliers pour mieux comprendre comment fonctionne une entreprise adaptée. De voir les moyens spécifiques mis en œuvre pour adapter les postes de travail et l’encadrement. Il s’agira surtout de rencontrer des femmes et des hommes impliqués dans leur travail.

Estelle Bardelot, journaliste, en par dans le Berry Républicain du 16 novembre 2012 :

Deux cents visiteurs à l’APEI

En ouvrant ses portes hier afin de favoriser l’intégration des adultes handicapés dans le monde de l’entreprise, l’association de parents d’enfants inadaptés (APEI) a atteint son but : deux cents personnes et trente-cinq entreprises, pour la plupart d’entre elles installées dans le bassin d’emploi berruyer, sont venues visiter L’Artisanerie et découvrir que le handicap n’est pas forcément un frein au travail. « Je suis très satisfait, a indiqué Christian Denis, le directeur général de l’APEI. Nous avons montré aux chefs d’entreprises dites ordinaires que nous avons des gestes professionnels, un savoir-faire, des exigences. Souvent, ils ont été très étonnés. »